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Quand Rallumer nos Etoiles a débarqué, j’ai beaucoup tergiversé avec moi-même pour savoir ce que j’allais en faire. Le garder pour moi ? Oui, c’était l’idée de départ. Pendant plus d’un an, RNE a été mon projet doudou et une preuve qu’il est toujours possible de repartir de zéro même quand on pense que l’ombre a tout englouti. Pourtant, aujourd’hui, j’ai de plus en plus envie qu’il vive en dehors de moi et que vous fassiez la connaissance de Masa, Kuro et les autres.
Petit à petit, l’idée a fait son chemin, alors j’ai fait le point sur ce qui m’a foutu en l’air ou au contraire fait vibrer dans mes précédentes expériences éditoriales. Le plus important, c’est que créer des trucs est inscrit dans mon ADN. Quand bien même j'avais arrêté d'écrire pendant toutes ces années, je n'ai jamais arrêté de créer d'autres choses. Ensuite, il faut savoir que l’objet livre me fascine. Tenir des années de travail entre ses mains pour la première fois est un sentiment unique. Leur accorder du temps, de l’attention et du soin est le plus beau cadeau que l’on puisse faire à nos univers. Je trouve qu'il est tout aussi important d'avoir une lecture confortable qu'un récit de qualité et, à mes yeux, le fond et la forme ne sont pas dissociables. Je ne parle pas forcément d'embellissement graphique mais de toucher, de ressenti physique. Par exemple, je trouve un papier crème moins fatiguant pour les yeux qu'un papier flashy. Une impression toner plus précise que certaines inkjets. Un relié plus durable qu'un broché... Quand on est amené à passer des heures avec un roman, autant que le contact soit agréable, non ? Récemment, j'ai lu Songlight, le premier tome de la Trilogie des Torches de Moira Buffini, et ça a été le livre le plus confortable de ma vie : il s'agit d'un relié plutôt épais, dans un petit format A5, super agréable à manipuler. La couverture est douce (soft touch power !) Mais surtout, les pages s'ouvrent en grand, la reliure est solide et la mise en page aérée. Mention spéciale pour le papier bouffant crème ! Vraiment, je n'en peux plus des livres qui laissent à peine 5mm de marge avec des textes serrés et indigestes. Ici, au contraire, la mise en page laisse place à la respiration et, par la même occasion, à l'imagination. Car quand on n'a pas l'esprit encombré par un carcan physique oppressant, je trouve qu'il est plus facile de s'immerger dans une lecture. Bref, ce bouquin a été une révélation : c'est exactement ce que je désire pour le collector de RNE. Je veux un objet-livre qui rende hommage à son contenu mais aussi à ses lecteurs, pour leur apporter une expérience de lecture confortable qui participe à leur immersion dans l'univers du roman. Pour autant, je ne me vois pas relancer la machine comme autrefois et revivre l’épuisement et l’amertume de mes expériences passées. En fait, le plus dur dans ce genre de situation, c’est de trouver un juste milieu. J’ai écrit RNE pour moi avant tout, parce que j’en avais besoin (et parce que ces quatre-là ont squatté ma tête sans aucune intention de repartir). J’ai soudain eu envie d’écrire le livre que j’aurais aimé lire, et c’est ce que j’ai fait. Et mantenant que ce travail de reconstruction intérieure est — presque -- achevé, tout ce que je souhaite, c’est que RNE vive. Alors, ma finalité, c’est ça : terminer mon roman et me tirer un exemplaire qui déchire — pie inside — pour faire honneur à ce projet doudou et matérialiser ce nouveau départ, tout en le mettant à disposition de ceux qui le souhaitent. En décidant de le publier, j’entrouvre une porte que je pensais ne plus jamais déverrouiller, et si vous décidez de me rejoindre dans l’aventure, je vous y accueillerai avec grand plaisir (oh oui, venez couiner avec moi !). Mais cette fois, j'ai décidé que cette publication sera faite avec zéro pression : je ne ferai pas la course aux ventes, aux reviews ou aux salons. Je me fiche de combien d’exemplaires seront vendus, de si le livre deviendra populaire ou non. Je ne remonterai pas non plus d’usine à gaz en guise de boutique, qui va me claquer dans les pattes au moindre regard de travers de mon hébergeur (vous le sentez, le traumatisme ?). En soi, je pense que me faire plaisir avant tout, tout en proposant le résultat à la vente sans prise de tête me paraît être un bon compromis pour revenir tout en douceur. J’en reparlerai au moment venu, mais concrètement, Rallumer nos Etoiles aura son exemplaire collector, parce que je vis pour les dorures, le holo et les objets-livres qui déchirent. Celui-ci sera disponible en précommande uniquement, et je ne ferai pas de campagne Ulule. Ensuite, le roman sera disponible sur Amazon, en broché et en ebook. C’est la solution la plus simple et la moins coûteuse que j’ai trouvée pour le rendre accessible facilement sans encombrer mes placards et surtout ma tête. Ma com' se limitera à mon compte Instagram et à quelques pavés sur ce site, et je profite de nouvelles solutions d'auto-publications qui n'existaient pas à l'époque de Pandora pour alléger ma charge mentale tout en créant le meilleur pour ce livre que j'aime de tout mon coeur. And that’s all folks ! (Et je crois que c’est déjà pas mal quand on sait qu’il y a trois mois à peine, il n’était absolument pas question de publication).
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Septembre 2026
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