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C'est toujours la même chose. Tu fais des plans, tu te disciplines — enfin, essayes, hein, on va pas se mentir —, tu établis une ligne de conduite, et d'un coup, un truc improbable vient tout chambouler. Ce truc improbable, c'est BEATS. Ceux qui suivent la page Facebook m'ont peut-être déjà entendu mentionner ce nom il y a peu, dans un statut. Vu que le bazar commence à se préciser méchamment, je me suis dit qu'il était temps de vous en toucher un mot. BEATS, c'est un peu la météorite qui vient de débarquer dans mon multivers comme un éléphant dans un magasin de porcelaine. Il y a dix jours à peine, ce truc n'existait même pas. Aujourd'hui, j'ai tout : des noms, des images, des sensations et de la musique. Surtout de la musique. Là où ce projet est improbable et qu'il chamboule tout, c'est que ça fait près de 15 ans que ça ne m'était plus arrivé. Et je n'ai plus l'habitude. Je tourne en boucle sur les mêmes projets/obsessions/univers/appelez ça comme vous voulez, depuis tout ce temps, sans que rien d'autre ne se profile à l'horizon, à tel point que j'étais persuadée qu'après mes deux gros chantiers, je n'écrirai plus, n'ayant rien d'autre à transmettre. Pandora Project est le dernier impact en date. Ca m'a pris plus de 10 ans pour en venir à bout, et encore, pas totalement, puisque je suis toujours sur le Liber eX Pandora, tout ça en parallèle d'un Blinded déchu, entrepris, arrêté, pas complètement oublié, et repris récemment (vous commencez à connaître l'histoire). Remarquez, il y a déjà bien assez à faire avec ces deux-là et leurs ramifications qui m'échappent encore. Seulement voilà. Rien ne se passe jamais comme prévu. D'un coup, BEATS est arrivé. Pouf. Comme ça, sorti de nulle part. Enfin, "de nulle part", pas tant que ça... Son thème était une évidence, quand j'y réfléchis. La citation dont je me suis servie en titre de ce billet — et qui est de Hans Christian Andersen, rendons à Hans ce qui appartient à Hans — résume plutôt bien la chose. Parti comme c'est, ça risque d'être un projet extrêmement personnel — vous savez, le genre de truc qu'on va chercher au fond des tripes, avec l'impression de s'exposer au monde entier, là... —, en forme d'exorcisme/hommage/et-je-ne-sais-pas-encore-quoi-d'autre. Tout ce que je sais, c'est que ce projet sonne comme un besoin : écrire ce truc est nécessaire. Pourquoi ? Ca... Je n'ai qu'une chose à dire : ça fait bizarre. Moi qui m'étais habituée à mon petit monde d'Akkaïs et d'anges déchus, je me retrouve soudain avec un truc qui n'a absolument rien à voir, de nouvelles âmes sur les bras et les obsessions qui vont avec. Plus l'habitude. Alors, BEATS, concrètement, c'est quoi ? Je pensais en premier lieu qu'il s'agirait d'un roman, mais non, ils n'en ont pas décidé ainsi — peut-être qu'un jour, j'aurai mon mot à dire dans tout ça, hein —. BEATS est le nom d'une nouvelle, totalement détachée de Pandora Project et Blinded, un ovni dont le thème principal est la musique. Bon, c'est un peu plus profond que ça, évidemment, mais vous comprendrez de quoi il en retourne en la lisant. Un jour. D'ici là, il y a de fortes chances pour que je vous tanne avec un certain blondinet nommé Malek, puisqu'il est le protagoniste de cette histoire et qu'à priori, il a des choses à dire. En parallèle, puisqu'un chamboulement n'arrive jamais seul — ce serait trop simple —, d'autres mini-météorites ont continué à pleuvoir : Synaesthesia (Euh, hello, Katsu !), Omen... Autant dire que ça modifie *un peu* ma pseudo organisation. Concrètement, je ne sais absolument pas où tout ça va me mener. Je sais que je dois écrire/transmettre/libérer l'histoire de Malek, et je vais m'y atteler. Pour le reste, je me laisse guider par les impacts, certaine, comme d'habitude, de ne rien maîtriser, parce que c'est comme ça que ça fonctionne. Le monde a soudain une tonalité différente. La mélodie de l’air se charge de lourdes notes. Quelque chose est arrivé. extrait de BEATS
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Bonjour à tous ! Après plusieurs mois de rupture de stock, l'Oracle d'Ishsaar est de retour ! Les précommandes sont ouvertes jusqu'au 1er octobre. Bénéficiez d'un tarif réduit (25€ au lieu de 26,50€), d'un marque-page et de trois cartes postales offertes ! Si vous aviez manqué la précédente publication, c'est le moment de vous faire plaisir — et de découvrir, par la même occasion, la nouvelle version de la boutique ! La précommande vous assure d'obtenir un exemplaire du jeu. Au-delà, je ne pourrai garantir les stocks restants, car le jeu est tiré en petites quantités. Je rappelle qu'un aperçu des cartes est disponibles sur le site dédié à Ishsaar. Après des mois de léthargie, il est temps de redonner à Blind Symphonia la place qui lui revient ! Très prise par mon autre travail, Pandora, Blinded, Ishsaar et le Liber eX Pandora ont trop souvent été relégués au second plan, avec de longs hiatus et une liste de choses à faire/terminer/commencer longue comme mon bras : la boutique est en chantier perpétuel, le stand est généralement balancé sur un coin de table, je perds des dizaines de bouquins et des goodies à force de les trimballer n'importe comment — sans compter le dégât des eaux qui a emporté une partie des Pandora Deluxe —, les blogs et la page Facebook prennent la poussière, Ishsaar est tombé dans l'oubli depuis sa récente rupture de stock et le Liber eX Pandora a plongé dans une faille spatio-temporelle, quelque part entre ma vie quotidienne et une incapacité totale de m'y investir comme je le voudrais. Les mots ne viennent plus et je sais pertinemment que c'est parce que je ne leur accorde pas la place et le temps qu'ils méritent. C'est une certitude et cela engendre depuis longtemps une immense frustration de mon côté (et beaucoup de déception / culpabilisation / tristesse / colère / insérez-ici-le-terme-que-vous-voulez). Passer des mois, voire des années, à construire un projet, s'y investir corps et âme, le porter à bout de bras, pour finalement ne pas lui accorder l'attention nécessaire lorsqu'il en aurait le plus besoin ?
Impensable. Je sais qu'on ne peut pas être au four et au moulin, et qu'il faut parfois faire des choix et des sacrifices. J'ai d'ailleurs fermé la section "Books" — critiques littéraires — de Blind Symphonia il y a quelques semaines. Pourtant, créer est important. C'est ancré — encré ? — comme un mantra, et plus encore depuis certains récents événements qui m'ont fait l'effet d'un électrochoc. J'enrage intérieurement, je bouillonne, je tourne en rond comme un lion en cage. Ecrire et dessiner ne sont pas ma profession, c'est juste inscrit dans mes gênes. Aussi loin que je m'en souvienne, j'écris. Je me fiche royalement de la célébrité ou du nombre de ventes de mes bouquins, parce que c'est le processus qui est important : transmettre, partager un bout d'univers, raconter leurs histoires, mettre en forme ces obsessions et leur donner vie. Si mes mots et mes gribouillages parviennent à toucher ou à marquer ne serait-ce qu'une seule personne, alors le pari est gagné. Mais pour ça, il faut que je me foute un coup de pied au derrière pour sortir du cercle infernal du "on verra ça plus tard, ce n'est pas le plus important". Si, c'est important. C'est même essentiel. Alors, ça va un peu bouger par ici prochainement. Au programme :
Tout ça, c'est comme la musique : C'est à la fois mon moteur et mon carburant. Sans eux, sans ces visages, ces vies étrangères, ces notes qui résonnent, je n'existe pas. Dans une obscure expérience passée avec les univers imbriqués, on m'a dit, à propos des personnages de Blinded : "si tu ne t'en occupes pas, ils vont mourir". Ils ne mourront pas, j'en fais le serment. |
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