|
Il y a un peu plus de deux ans et demi, Masa et Kuro débarquaient comme une météorite dans ma vie. Il m'aura pourtant fallu du temps pour me remettre vraiment à écrire – neuf mois, précisément – alors que tout était prêt : fiches personnages, notes, et même le plan complet du roman, moi qui étais une jardinière convaincue jusqu'à présent. Alors, pourquoi ? Parce que mon burnout créatif avait tout emporté, des années plus tôt, que je n’arrivais plus à aligner le moindre mot et que j’étais persuadée de ne plus jamais écrire de ma vie. Et puis, en septembre 2024, Linkin Park annonce son retour. Depuis plus de 25 ans, la musique de Linkin Park est l’OST de ma vie, mais, ces deux dernières années, ils sont devenus bien plus que ça : ils ont sauvé ma créativité. Si vous me suivez, vous savez à quel point je couine au moindre événement imminent (déso pas déso). En revanche, vous ignorez peut-être à quel point Rallumer nos Etoiles est intimement lié à ce groupe. En septembre 2024, donc, sur un coup de tête absolu, je saute dans un train pour assister à leur concert à Londres. Et ça a tout changé. Vous connaissez cette sensation ? L’excitation, les frissons qui vous hérissent les poils… L'impression de faire partie de quelque chose. C'est un peu comme si je retrouvais enfin un bout de moi-même. Depuis, j’enchaîne les concerts dès que j’en ai la possibilité, fidèle à ma promesse de ne plus jamais manquer une occasion, mais, surtout, quelque chose s'est débloqué. L'écriture est revenue et, sans même le vouloir, chaque concert auquel j'ai pu assister depuis lors est devenu une sorte de célébration des étapes de Rallumer nos Etoiles aux côtés de Linkin Park :
Lyon, Groupama Stadium, juin 2026 Et voilà qu'aujourd'hui, à la veille de la projection d'Unshatter, leur film retraçant leurs années de reconstruction, je célèbre la sortie de mon roman ! Je n'aurais pu trouver meilleure date pour boucler la boucle, et je crois que les mots de Mike Shinoda seront plus parlants que les miens lorsqu'il est question de résilience :
Une chose est sûre, je suis fière du chemin parcouru et je ne regrette pas d'avoir relancé la machine, comme on dit. En écrivant ce roman, en acceptant de ne pas céder à la fatalité, j'ai redécouvert une facette de moi que je pensais enfouie à jamais, et je remercie Masa et Kuro d'être entrés dans ma vie, car, en rallumant leurs étoiles, ils ont aussi rallumé les miennes. Je vous donne rendez-vous sur la boutique pour célébrer avec moi le lancement de Rallumer nos Etoiles avec l'ouverture des précommandes ! OUVERTURE DES PRÉCOMMANDES
0 Commentaires
Si vous me connaissez, vous savez sans doute que je suis une amoureuse des belles choses — et si ce n'est pas le cas, vous le découvrirez avec ce pavé. J'ai toujours apprécié les livres travaillés, agréables à l'oeil et au toucher : les belles reliures, les coffrets, les couvertures et les mises en page soignées... Je pars du principe qu'une belle histoire mérite un bel écrin, et quoi de mieux qu'un collector pour cela ? Mais, pour moi, un collector, c'est bien plus qu'un beau livre : j'y vois une pièce spéciale, un objet-livre avec une âme, en tirage limité, et qui apporte un petit quelque chose en plus... Pas que dans le forme, mais aussi dans le fond ! Je pense par exemple à du contenu augmenté, à une immersion plus importante ; bref, à un objet précieux, qui existe pour faire honneur à l'histoire qu'il contient et remercier toutes celles et ceux qui auront accepté d'embarquer dans l'aventure au moment où elle en avait le plus besoin. Et puis, on ne va pas se mentir : le collector, c'est aussi un bon moyen de s'offrir un petit kiff perso. LE cas de rallumer nos etoiles : de l'égoïsme de ma démarcheÀ la base, Rallumer nos Étoiles était un projet personnel. Quand ce roman a débarqué, après un gros burn out créatif, je n'avais absolument pas l'intention de le publier. Et même si j'ai changé d'avis en cours de route, hypée, entre autres, par la tournure que prenait le roman et par les magnifiques illustrations commandées à Hiniia, et que je rêve désormais de partager l'histoire de Masa et Kuro avec vous, il faut comprendre que j'ai avant tout été au bout de ce livre pour moi : parce que je voulais écrire le livre que j'aurais eu envie de lire, et que rien ne comptait davantage que de donner vie à ces nouveaux visages très vite devenus obsessions. Après des années passées à me persuader que je n'écrirais plus jamais de ma vie, Rallumer nos Etoiles sonnait comme un petit miracle, et un moyen de combattre l'obscurité qui m'avait engloutie sans que je m'en rende compte. Ma démarche n'a donc rien à voir avec un processus éditorial classique, et j'ai parfois l'impression de nager à contre-courant. Dans ce contexte, pourquoi faire un collector ? Après tout, si mon unique but était de le partager, j'aurais pu me contenter de me tirer un exemplaire perso, puis de balancer une version plus simple sur Amazon et de le laisser vivre sa vie. En plus, je n'ai pas publié depuis des années. La communauté qui me suivait autrefois s'est délitée petit à petit, et mon hiatus ainsi que les algorithmes des réseaux sociaux ont fait le reste. Alors, pourquoi ? Pour faire comme tout le monde ? Pour répondre aux injonctions actuelles, ou attirer plus de lecteurs ? Ou encore pour générer du FOMO (Fear of Missing Out) ? Non, absolument pas. Pour le coup, la réponse est vraiment toute bête : PARCE QUE J'aIME ça.Ce collector représente l'aboutissement de mon chemin ; un moyen de me dire "bravo ma grande, tu l'as fait. Tu as vaincu tes ombres et tu es allée au bout. Tu mérites ton livre qui brille". Que je le garde ensuite pour moi ou que je le partage à ceux qui le souhaitent ne change pas grand chose, finalement. Cela dit, qu'on soit bien d'accord : si j'ai opté pour un jaspage — artisanal, de surcroît —, de la dorure, ou même si j'ai commandé plus de trente illustrations à Hiniia, ce n'est pas par souci de marketing, mais avant tout parce que j'en avais envie. J'ai déjà souvent répété que j'adorais créer par-dessus tout. J'aime faire des choses de mes mains, apporter ma petite touche personnelle dans un monde où tout est normalisé et où tout va trop vite. Il se trouve que, dans la vie, je suis bijoutière ; je sculpte des écrins de métal pour de jolies pierres. Considérez tout simplement que Rallumer nos Etoiles est ma pierre à moi, et que j'ai envie de lui offrir le plus beau des écrins. Je kiffe le processus de création d'un livre de bout en bout, du wordbuilding à la mise en page, en passant par l'écriture ou la longue phase de réécriture et, comme j'ai aussi un pied dans le graphisme, même créer la couverture et le site sur lequel vous vous trouvez est un régal absolu. Sans parler de toutes les options de personnalisation de dingo auxquelles on a accès aujourd'hui en POD, comparé à l'époque où j'avais publié Pandora Project. Bref, je prends du plaisir à donner vie à mon univers, et c'est le plus important ! Cela dit, j'ai conscience que cette version collector sera assez coûteuse, surtout comparée aux prix moyens du marché. La faute au très faible tirage attendu, à la longueur du pavé, aux options de fifou pour lesquelles j'ai opté et aux multiples interventions manuelles que je réaliserai dessus. Je suis lucide : investir plus de 40€ pour faire confiance à une inconnue est un pari. Pourtant, moi je vois ça comme un avantage immense : c'est ce faible tirage qui me permettra justement d'intervenir sur chaque exemplaire, pour l'embellir et augmenter l'expérience de mes lecteurs — et je peux vous dire que ce ne sont pas les idées qui manquent ! Pour autant, comme je le disais, Rallumer nos Etoiles est un projet où le plaisir passe et passera toujours avant les chiffres. Le nombre d'exemplaires que je vendrai m'importe peu, qu'il s'agisse du collector, du broché, du relié ou de l'ebook. Tout ce que je souhaite, c'est que chacun trouve midi à sa porte et découvre l'histoire de Masa et Kuro selon ses envies et son budget. Mais... Si une toute petite poignée de personnes décide de me suivre jusqu'au bout du chemin et de faire confiance à mes envies de Pie et à ma vision, alors savoir que j'ai leur soutien pour ce projet si cher à mon cœur sera une magnifique récompense. Dans tous les cas, arriver au bout de ce projet sera déjà ma plus belle victoire. Quand Rallumer nos Etoiles a débarqué, j’ai beaucoup tergiversé avec moi-même pour savoir ce que j’allais en faire. Le garder pour moi ? Oui, c’était l’idée de départ. Pendant plus d’un an, RNE a été mon projet doudou et une preuve qu’il est toujours possible de repartir de zéro même quand on pense que l’ombre a tout englouti. Pourtant, aujourd’hui, j’ai de plus en plus envie qu’il vive en dehors de moi et que vous fassiez la connaissance de Masa, Kuro et les autres.
Petit à petit, l’idée a fait son chemin, alors j’ai fait le point sur ce qui m’a foutu en l’air ou au contraire fait vibrer dans mes précédentes expériences éditoriales. Le plus important, c’est que créer des trucs est inscrit dans mon ADN. Quand bien même j'avais arrêté d'écrire pendant toutes ces années, je n'ai jamais arrêté de créer d'autres choses. Ensuite, il faut savoir que l’objet livre me fascine. Tenir des années de travail entre ses mains pour la première fois est un sentiment unique. Leur accorder du temps, de l’attention et du soin est le plus beau cadeau que l’on puisse faire à nos univers. Je trouve qu'il est tout aussi important d'avoir une lecture confortable qu'un récit de qualité et, à mes yeux, le fond et la forme ne sont pas dissociables. Je ne parle pas forcément d'embellissement graphique mais de toucher, de ressenti physique. Par exemple, je trouve un papier crème moins fatiguant pour les yeux qu'un papier flashy. Une impression toner plus précise que certaines inkjets. Un relié plus durable qu'un broché... Quand on est amené à passer des heures avec un roman, autant que le contact soit agréable, non ? Récemment, j'ai lu Songlight, le premier tome de la Trilogie des Torches de Moira Buffini, et ça a été le livre le plus confortable de ma vie : il s'agit d'un relié plutôt épais, dans un petit format A5, super agréable à manipuler. La couverture est douce (soft touch power !) Mais surtout, les pages s'ouvrent en grand, la reliure est solide et la mise en page aérée. Mention spéciale pour le papier bouffant crème ! Vraiment, je n'en peux plus des livres qui laissent à peine 5mm de marge avec des textes serrés et indigestes. Ici, au contraire, la mise en page laisse place à la respiration et, par la même occasion, à l'imagination. Car quand on n'a pas l'esprit encombré par un carcan physique oppressant, je trouve qu'il est plus facile de s'immerger dans une lecture. Bref, ce bouquin a été une révélation : c'est exactement ce que je désire pour le collector de RNE. Je veux un objet-livre qui rende hommage à son contenu mais aussi à ses lecteurs, pour leur apporter une expérience de lecture confortable qui participe à leur immersion dans l'univers du roman. Pour autant, je ne me vois pas relancer la machine comme autrefois et revivre l’épuisement et l’amertume de mes expériences passées. En fait, le plus dur dans ce genre de situation, c’est de trouver un juste milieu. J’ai écrit RNE pour moi avant tout, parce que j’en avais besoin (et parce que ces quatre-là ont squatté ma tête sans aucune intention de repartir). J’ai soudain eu envie d’écrire le livre que j’aurais aimé lire, et c’est ce que j’ai fait. Et mantenant que ce travail de reconstruction intérieure est — presque -- achevé, tout ce que je souhaite, c’est que RNE vive. Alors, ma finalité, c’est ça : terminer mon roman et me tirer un exemplaire qui déchire — pie inside — pour faire honneur à ce projet doudou et matérialiser ce nouveau départ, tout en le mettant à disposition de ceux qui le souhaitent. En décidant de le publier, j’entrouvre une porte que je pensais ne plus jamais déverrouiller, et si vous décidez de me rejoindre dans l’aventure, je vous y accueillerai avec grand plaisir (oh oui, venez couiner avec moi !). Mais cette fois, j'ai décidé que cette publication sera faite avec zéro pression : je ne ferai pas la course aux ventes, aux reviews ou aux salons. Je me fiche de combien d’exemplaires seront vendus, de si le livre deviendra populaire ou non. Je ne remonterai pas non plus d’usine à gaz en guise de boutique, qui va me claquer dans les pattes au moindre regard de travers de mon hébergeur (vous le sentez, le traumatisme ?). En soi, je pense que me faire plaisir avant tout, tout en proposant le résultat à la vente sans prise de tête me paraît être un bon compromis pour revenir tout en douceur. J’en reparlerai au moment venu, mais concrètement, Rallumer nos Etoiles aura son exemplaire collector, parce que je vis pour les dorures, le holo et les objets-livres qui déchirent. Celui-ci sera disponible en précommande uniquement, et je ne ferai pas de campagne Ulule. Ensuite, le roman sera disponible sur Amazon, en broché et en ebook. C’est la solution la plus simple et la moins coûteuse que j’ai trouvée pour le rendre accessible facilement sans encombrer mes placards et surtout ma tête. Ma com' se limitera à mon compte Instagram et à quelques pavés sur ce site, et je profite de nouvelles solutions d'auto-publications qui n'existaient pas à l'époque de Pandora pour alléger ma charge mentale tout en créant le meilleur pour ce livre que j'aime de tout mon coeur. And that’s all folks ! (Et je crois que c’est déjà pas mal quand on sait qu’il y a trois mois à peine, il n’était absolument pas question de publication). A la sortie du Liber eX Pandora, je m'étais fixé un an pour raviver la flamme. Pourtant, peu de temps après la sortie du recueil, je suis partie d'ici sur la pointe des pieds, en clôturant sites, boutiques et réseaux sociaux. J'ai fermé la porte doucement sans rien dire, et je m'en suis allée. Juste comme ça. Les derniers salons auxquels j'ai participé à cette époque m'ont fait réaliser à quel point j'étais fatiguée de cette aventure, à quel point je n'avais plus ni temps ni énergie à consacrer à Blind Symphonia et à quel point je n'en avais même plus envie. Et vous imaginez certainement le niveau de frustration atteint quand on sait à quel point je les aime, mes livres. Sans rentrer dans les détails, j'ai réalisé que la contrainte avait vraiment fini par surpasser le plaisir et c'est la limite fatidique que je me suis toujours fixée pour tous mes projets créatifs. Alors j'ai décidé de dire stop tant qu'il était encore temps. J'ai éteint la lumière et je suis partie en laissant tout ça derrière moi. Ça a été salvateur, je crois : j'ai arrêté de me miner et je suis partie explorer d'autres contrées en craftant des trucs de groupie, parce que crafter restera toujours mon kiff, quoi qu'il arrive. J'ai sculpté, repris le dessin, bidouillé des tokens — des objets souvenirs, garants de mémoire — pour tous ces livres et toutes ces séries qui font désormais partie de mon ciel intérieur. Bref, je suis passée à autre chose. Je n'ai plus rien écrit depuis lors, surtout sachant à quel point ça avait été galère de terminer Moontribe, le plus gros chantier du Liber eX Pandora, mais ça m'allait. Je suis allée de l'avant, j'ai poursuivi ma route sous d'autres latitudes et je me suis étonnée de réaliser que ça ne me manquait même pas tant que ça, même si, avec le temps, les regrets ont un peu pris la place de l'aigreur et de la frustration. En fait, j'ai souvent eu l'impression que tout ça, c'était une autre vie, une chouette expérience malgré tout, mais qui semblait appartenir à une autre moi, que je ne suis plus depuis longtemps. L'histoire aurait pu s'arrêter là. J'étais d'ailleurs persuadée que ce serait le cas et que je n'écrirais plus jamais de ma vie... Jusqu'au jour où deux météorites ont débarqué dans ma tête et ont défoncé toutes les portes que j'avais soigneusement fermées à clé. En 2024, alors que j'étais concentrée sur une tâche répétitive au boulot, mon esprit est parti vagabonder comme il sait si bien le faire. Ça arrive souvent, de refaire le monde dans sa tête. Mais cette fois-là, il s'est passé quelque chose de différent. Une pensée m'a traversée : J'aimerais bien écrire le livre que j'aurais eu envie de lire. Aussitôt, les vannes se sont ouvertes. Il y a eu un nom, persistant, auquel se sont rapidement greffées des images et des fragments de vie. Masato. Puis deux. Kuro. Puis trois. Un visage... Puis deux. Puis trois. Très vite, tout s'est emballé. Une histoire s'est esquissée dans mon esprit à la vitesse de l'éclair, si précise que j'ai arrêté tout ce que j'étais en train de faire pour prendre des notes. En moins d'une heure, j'ai rempli douze pages d'informations, de backgrounds et d'évenements, moi qui avait senti la flamme mourir trois ans auparavant. Qu'est-ce qui était en train de se passer, bon sang ?? Et, tandis que même le titre de cet embryon de roman auquel je n'avais jamais pensé auparavant me paraissait être une évidence, je me suis dit "et pourquoi pas ?" Pourquoi ne pas tenter quelque chose de nouveau ? Pourquoi ne pas renouer avec l'écriture et avec ces histoires qui font battre mon coeur ? Ma vie a beaucoup changé depuis la fermeture de Blind Symphonia, mais ce projet-météorite était suffisamment différent des autres pour me souffler qu'il était possible de repartir de zéro...
Alors, j'ai déverrouillé la petite porte au fond de ma tête, sans rien dire à personne. Petit à petit, j'ai collecté des morceaux de cet univers, j'ai fait la connaissance de tout ce beau monde comme on rencontre de nouveaux amis. C'était très étrange comme sensation, mais ça m'a fait beaucoup de bien et, très vite, ils sont devenus mon refuge. Je n'écrivais pas encore vraiment, je ne faisais qu'apprivoiser ces nouveaux visages et les intégrer à mon ciel intérieur en leur faisant une place douillette. Il y a eu des illustrations, des playlists et, bien sûr, leur background qui s'esquissait de plus en plus précisément. Mais que faire de tout ça ? Forger un nouvel univers était une chose, mais me remettre à ma table, un stylo à la main, après l'état dans lequel m'avaient mises mes précédents projets en était une autre. Je ne me sentais pas prête. Et puis, en septembre 2024, une nouvelle météorite a tout fracassé : ceux qui composent l'OST de ma vie ont fait leur grand retour et j'ai sauté dans le premier train venu pour assister à leur concert à Londres. Soudain, tout s'est éclairé. L'envie, les frissons qui vous hérissent les poils. L'impression de faire partie de quelque chose. C'est un peu comme si je retrouvais un bout de moi-même et que je retrouvais mon souffle alors que je n'avais même pas conscience d'avoir arrêté de respirer. Je suis allée me perdre en fosse, au premier rang, de la musique plein les oreilles et des étoiles plein les yeux. J'ai appris la résilience auprès d'eux et grâce au nouveau souffle qu'ils m'ont transmis, j'ai surmonté mon blocage et repris l'écriture sur un coup de tête. Masa et Kuro, mais aussi Linkin Park, m'ont aidée à me retrouver, à panser de vieilles blessures et à me prouver que j'en étais encore capable. Résultat : moi qui pensais ne plus jamais écrire de ma vie, voilà que je me retrouve désormais avec une brique plus longue encore que Pandora Project. 600 pages, plus d'un million de signes, des illustrations de dingue par une artiste que j'admire et un objet-livre sur lequel je m'éclate comme jamais. Rallumer nos Etoiles n'était pas prévu, mais il est là, et il a tout changé. Au départ, j'étais persuadée de le garder pour moi. Vraiment. C'était mon refuge, mon trésor secret. Mais, petit à petit, la porte s'est ouverte en plus grand, et la lumière a commencé à entrer à nouveau. J'ai commencé timidement à partager tout ça sur les réseaux, à coup de pavés tronqués par Instagram (parce que, visiblement, je parle trop), et l'idée de faire vivre RNE en dehors de moi a germé pour faire son chemin jusqu'à aujourd'hui. Rallumer nos Etoiles est la preuve qu'il est toujours possible de repartir de zéro et que l'ombre n'est pas une fatalité. Après tout, on ne sait jamais de quoi demain sera fait. Je l'ai appris avec ce projet. Aujourd'hui, je songe même à publier ce roman, mais pas n'importe comment. Depuis 2022 et mes précédentes aventures éditoriales, mon état d'esprit a totalement changé, mes attentes également, et cette pause forcée m'a donné le recul nécessaire pour comprendre ce dont j'avais besoin et, surtout, ce que je ne voulais plus. Et ça, c'est méga important pour aller de l'avant et ne pas reproduire les mêmes erreurs, mais ça fera l'objet d'un autre pavé. Peu à peu, j'ai transformé mes ombres en leçons et, forte de cette impulsion faite d'étoiles et de musique, j'ai décidé de renouer avec ce qui me faisait vibrer autrefois. Je ne pensais pas non plus revenir sur ce site un jour, mais force est de constater que j'ai encore des choses à raconter (et ici au moins, je ne serai pas limitée pour la longueur de mes posts... N'est-ce pas, Instagram ?). Alors j'ai décidé de souffler sur la poussière et de réinvestir les lieux en changeant les règles du jeu, avec un oeil neuf et une énergie nouvelle. Et ça, je crois que ça change tout. Bref, tadaima, I'm back, baby ! C'est (doublement) le grand jour ! Le Liber eX Pandora, la dernière — dans tous les sens du terme — publication de Blind Smyphonia est disponible en précommande jusqu'au 23 avril ! Ce livre de 288 pages est un recueil de deux nouvelles et d'une novella inédite gravitant autour de l'univers de Pandora Project. De sa genèse à son dénouement, je vous invite à plonger une dernière fois dans cet univers de dunes brûlantes et de cités détruites pour explorer le passé de Ienzo avec Liberata, et l'avenir de Sasha, avec Amnesia puis Moontribe. |
| Liberata (nouvelle précédant Pandora Project) Bien décidé à tirer un trait sur son passé, Ienzo se rend à Newport, dans l'espoir d'y recommencer sa vie. Mais ce qui l'attendra là-bas est bien loin de la terre promise qu'il s'était imaginée. Amnesia (nouvelle suivant Pandora Project) Deux ans après l'Uprising, Sasha nourrit l'espoir d'un avenir meilleur pour Newport ; mais le soulèvement a-t-il réellement changé les choses ? S'affranchir de ses chaînes n'est pas si simple qu'il n'y paraît. Moontribe (nouvelle suivant Amnesia) Depuis le terrible accident de voiture qui a failli lui coûter la vie, Graham peine à retrouver une existence normale. De son côté, Sasha quitte définitivement Newport, en quête de sa famille et de ses proches. Ses pas la mèneront jusqu'à Atlanta, où elle y rencontrera le jeune homme brisé. Parviendront-ils à s'apprivoiser et à enfin trouver leur place malgré leurs différends ? |
De la genèse de Pandora Project à son dénouement, suivez les traces de Sasha
et prolongez l'expérience du roman avec ce recueil de deux nouvelles et d'une novella inédite.
Vous l'aurez certainement compris, il est préférable d'être familier de Pandora Project pour apprécier pleinement ce dernier livre et ne pas se retrouver perdu ou risquer de se faire spoiler la trame principale du roman. Si vous ne l'avez pas lu, pas d'inquiétude ! Celui-ci est toujours disponible à prix tout doux, tant dans sa version standard que dans sa version deluxe.
A l'occasion de cette précommande, la boutique en ligne est de retour, toute fraîche et toute neuve. Vous pourrez donc y retrouver le Liber Ex Pandora, bien sûr, mais également mes autres publications encore en stock (Pandora Project et BEATS) Je vous y propose même un pack à prix cassé pour découvrir l'ensemble de mes écrits, avec un joli tote bag offert ainsi que tous les goodies qu'il me reste en promotion à -50% ! Là, franchement, vous n'avez plus aucune raison de ne pas en profiter ;)
Une petite dernière pour la route...
Pour info, cette publication sera certainement la toute dernière du label. Comme je le mentionnais dans cet article, il est temps pour moi de raccrocher et de passer à autre chose. Blind Symphonia fermera définitivement ses portes le 1er mai 2023, mais je tenais à finir en beauté et à vous offrir la possibilité de compléter votre collection avec ce dernier ouvrage. Le livre sera disponible en précommande du 4 avril au 23 avril uniquement. La précommande vous garantit la réservation d'un exemplaire qui vous sera expédié dès les livres imprimés, au cours du mois de mai. Le nombre d'exemplaires disponibles à l'issue des précommandes sera extrêmement limité puisque je ne souhaite pas me constituer un nouveau stock, mon but étant, au contraire, de faire de la place avant la fermeture définitive de la boutique. Je commande cependant toujours quelques livres en plus pour palier aux éventuels défauts d'impression et en proposer une petite poignée sur mon stand mais leur disponibilité au-delà du 23 avril ne sera pas garantie. Si vous souhaitez être certain de pouvoir vous procurer un exemplaire, je vous recommande donc chaudement de le précommander !
Merci pour votre soutien !
Merci à tous ceux qui finiront ce voyage à mes côtés ! J'espère de tout coeur que ce dernier livre vous plaira, que vous prendrez plaisir à retrouver Sasha et Ienzo et à découvrir Graham et Mara. :) N'hésitez pas à réagir en commentaire ou sur nos réseaux sociaux :)
C'est le printemps : les oiseaux chantent, la nature s'éveille et Blind Symphonia aussi. Si vous suivez mes réseaux sociaux, et en particulier Instagram, vous avez dû constater que le label était en pause depuis un sacré bout de temps. 4 ans, pour être exacte. Je ne me suis pas vraiment sentie prête à en publier les raisons à l'époque mais, puisque j'ai décidé de (presque) revenir, aujourd’hui, je me suis dit que c'était le bon moment pour vous raconter ma vie. Attention, pavé en approche.
En 2017, alors que je peinais déjà à trouver le temps de bosser sur le Liber ex Pandora, le recueil de nouvelles sur l’univers de Pandora Project, je mettais le projet en pause pour publier BEATS sur un coup de tête, en réponse à la disparition d'un artiste qui m'était — et qui m'est toujours — très cher. BEATS, c’est le genre de projet qui vous tombe sur le coin du bec d’un coup, que vous avez besoin d’écrire, comme une nécessité. C'était l'un de mes projets les plus personnels, un cri du cœur pour exprimer tout mon amour pour la musique et pour ce qu'elle représente pour moi. C’était aussi, et surtout, un hommage. J'en avais d’ailleurs parlé de long en large et en travers sur le blog, à l'époque. C'était une histoire courte, certes, mais sortie de mes tripes, dont j'étais vraiment fière, que je mourrais d'envie de raconter, de partager, de transmettre, parce qu'elle était importante à mes yeux.
Et ça a été un foirage monumental.
En 2017, alors que je peinais déjà à trouver le temps de bosser sur le Liber ex Pandora, le recueil de nouvelles sur l’univers de Pandora Project, je mettais le projet en pause pour publier BEATS sur un coup de tête, en réponse à la disparition d'un artiste qui m'était — et qui m'est toujours — très cher. BEATS, c’est le genre de projet qui vous tombe sur le coin du bec d’un coup, que vous avez besoin d’écrire, comme une nécessité. C'était l'un de mes projets les plus personnels, un cri du cœur pour exprimer tout mon amour pour la musique et pour ce qu'elle représente pour moi. C’était aussi, et surtout, un hommage. J'en avais d’ailleurs parlé de long en large et en travers sur le blog, à l'époque. C'était une histoire courte, certes, mais sortie de mes tripes, dont j'étais vraiment fière, que je mourrais d'envie de raconter, de partager, de transmettre, parce qu'elle était importante à mes yeux.
Et ça a été un foirage monumental.
| Sarah Andersen, ou l'art de mettre le doigt là où ça fait mal | Ça arrive, c'est comme ça. On ne réussit pas à chaque fois, et c'est aussi ce qui permet d'évoluer et d'avancer, mais ça n'en est pas moins décevant. BEATS a foiré, donc. Il n'a pas su trouver son public, ou très peu, malgré les bonnes critiques des services presse. Je ne vous cache pas que ça a été compliqué à encaisser, compte tenu du caractère personnel du bazar, mais ça aurait pu aller, si les choses ne s’étaient pas enchaînées ensuite. Quelques semaines plus tard, mon hébergeur web m'a informée que je devrais très rapidement effectuer une grosse maintenance sur la boutique, sans quoi celle-ci serait supprimée. Pour ça, il m’aurait fallu remonter un nouveau shop de A à Z, ce qui demande un temps considérable… Temps que je n'avais pas, occupée sur d'autres fronts, professionnels notamment. Blind Symphonia n’étant pas ma source de revenus principale, il a fallu prioriser les tâches, et le shop est passé à la trappe. Pouf, disparu, et avec lui la source de diffusion de mes livres. |
Ma motivation, qui commençait déjà sérieusement à s'étioler en même temps que le peu de temps qu'il me restait à consacrer au label, s'est pris un bon gros coup derrière la nuque avec la suppression de la boutique. Plus je sacrifiais Blind Symphonia, plus je me décourageais. Sans compter les réseaux sociaux à la visibilité déclinante et les comportements déplacés de certaines personnes sur les salons ou sur le net. J'ai d'ailleurs commencé à collectionner les perles sur mes réseaux sociaux, et il y a de quoi en faire tout un collier.
Petite sélection cadeau. C'est ma tournée.
| De fil en aiguille, j'ai fini par perdre l'envie d'exposer mes livres et encore plus d'en parler, peu encline à alpaguer les visiteurs comme sur un étal de poisson pour qu'ils daignent s'intéresser à mes histoires parmi des centaines d'autres. J'en suis même venue à détester Pandora, bêtement parce que le roman se vendait toujours sur les salons malgré une absence totale de com' tandis que BEATS, exposé juste à côté, rencontrait l'indifférence la plus totale. Peut-être même que j'ai fini par détester BEATS, en fin de compte. Un comble. Bref : de moins en moins de temps à consacrer au label, une boutique à refaire, une publication ratée, une perte de visibilité, une motivation en berne et des remarques déplacées… À quoi bon, finalement ? C'est un état d'esprit qui ne me ressemblait pas, moi la battante qui n'abandonnait jamais, la têtue, la fière enragée de l’auto-édition… Mais tout ça mis bout à bout — couplé à une bonne grosse fatigue générale — a fait que Blind Symphonia, ce projet que j’avais tant chéri, m'a menée au bout du rouleau. | Il était pourtant plein de bons arguments, ce bouquin. |
Et hop, burn out.
L’auto-édition est une merveilleuse aventure. Vraiment. On y apprend énormément de choses et on en ressort grandi et plus fort. Si c’était à refaire, dans une autre vie, je le referais certainement avec le même enthousiasme. Mais ce genre de projet ne fonctionne que si la personne qui le pousse en avant a l’énergie et les moyens de le faire. Or, cette énergie était en train de disparaître et maintenir à flot ce qu’il restait du projet était en train de bouffer mes dernières forces. Mais, surtout, tout ça a mis en lumière quelque chose de bien plus gros : l'envie de poursuivre l'aventure ou non. Même si j'adore mon univers et qu'il me reste encore plein de choses à raconter, j'ai toujours eu un credo en ce qui concerne mes activités créatives, qu'elles soient professionnelles ou non : si l'une d'elle devenait un jour une contrainte davantage qu'un plaisir, c'est qu'il serait temps de raccrocher. C'était clairement ce que Blind Symphonia était en train de devenir. Alors pour mettre fin à cet épuisement qui me bouffait de l'intérieur, et avant que l’envie me prenne de mettre le feu à mon stock restant de bouquins, j'ai mis le label en pause.
Stop. On arrête tout.
C’était une belle aventure, vraiment. Il y a eu des moments magiques dont je me rappellerai toute ma vie. Il y a eu de l’euphorie, de l’excitation, de jolies rencontres, des fou-rires, des échanges, des découvertes. Il y a eu beaucoup, beaucoup, de travail amassé, des projets, achevés ou non, de la fierté, aussi. Mais la vie change, les priorités également et, parfois, il y a des sacrifices à faire, qu'on le veuille ou non. Et tant pis pour le Liber eX Pandora qui attendait toujours sur le feu.
Est ce que ça a fonctionné ?
Spoiler : Non.
Ça a même empiré. Depuis l'annonce du hiatus, Blind Symphonia n'a été qu'un enchevêtrement d'émotions compliquées qui tournaient en tâche de fond : tristesse, déception, amertume, frustration, colère, regrets. Exactement le contraire de ce que cette pause était censée m’apporter. Niveau lâcher prise, on repassera. Chaque jour, je passais devant ces étagères remplies de livres et de goodies invendus qui prenaient la poussière, et ça me minait encore plus.
Au bout de 4 ans à ressasser dans mon coin, j’ai fini par comprendre que ce n’était pas d’une pause dont j’avais besoin. C’était d’une fin. Une vraie fin, propre, définitive. Sauf qu'à cette fin, je n'y étais pas encore, et ce pour trois raisons : la première, c’est qu’on ne peut pas considérer quelque chose comme terminé, lorsque vos étagères croulent encore sous le poids de ce que vous essayez de laisser derrière vous. Je ne vous cache pas que, plus d’une fois, j’ai eu envie de mettre tout ça au pilon ou de démarrer ma cheminée avec. Il me reste bon nombre d'exemplaires : avant la pause, je venais tout juste de faire réimprimer 600 exemplaires de Pandora Project. La bonne idée ! La seconde raison, c’est que le Liber eX Pandora et notamment la novella Moontribe, attendait toujours, inachevé au fond de mon ordinateur. Et ça, je peux vous dire que c’est ultra frustrant quand on est une cabocharde entêtée comme moi. Je déteste laisser les choses en suspens. Enfin, la troisième, c’est que finir sur un échec, quand même, c’est tout pourri.
Pendant 4 ans, finalement, j'ai planqué Blind Symphonia sous le tapis, j'ai fait comme s'il n'existait ̶p̶l̶u̶s̶ pas, mais je n'ai pas cessé de créer pour autant. J’ai repris le dessin, me suis essayée à la sculpture ou encore à la fabrication de props. Je me suis détachée de mon propre univers pour en apprivoiser d'autres — parce que je suis une irrécupérable groupie, et parce que ça me faisait du bien.
L’auto-édition est une merveilleuse aventure. Vraiment. On y apprend énormément de choses et on en ressort grandi et plus fort. Si c’était à refaire, dans une autre vie, je le referais certainement avec le même enthousiasme. Mais ce genre de projet ne fonctionne que si la personne qui le pousse en avant a l’énergie et les moyens de le faire. Or, cette énergie était en train de disparaître et maintenir à flot ce qu’il restait du projet était en train de bouffer mes dernières forces. Mais, surtout, tout ça a mis en lumière quelque chose de bien plus gros : l'envie de poursuivre l'aventure ou non. Même si j'adore mon univers et qu'il me reste encore plein de choses à raconter, j'ai toujours eu un credo en ce qui concerne mes activités créatives, qu'elles soient professionnelles ou non : si l'une d'elle devenait un jour une contrainte davantage qu'un plaisir, c'est qu'il serait temps de raccrocher. C'était clairement ce que Blind Symphonia était en train de devenir. Alors pour mettre fin à cet épuisement qui me bouffait de l'intérieur, et avant que l’envie me prenne de mettre le feu à mon stock restant de bouquins, j'ai mis le label en pause.
Stop. On arrête tout.
C’était une belle aventure, vraiment. Il y a eu des moments magiques dont je me rappellerai toute ma vie. Il y a eu de l’euphorie, de l’excitation, de jolies rencontres, des fou-rires, des échanges, des découvertes. Il y a eu beaucoup, beaucoup, de travail amassé, des projets, achevés ou non, de la fierté, aussi. Mais la vie change, les priorités également et, parfois, il y a des sacrifices à faire, qu'on le veuille ou non. Et tant pis pour le Liber eX Pandora qui attendait toujours sur le feu.
Est ce que ça a fonctionné ?
Spoiler : Non.
Ça a même empiré. Depuis l'annonce du hiatus, Blind Symphonia n'a été qu'un enchevêtrement d'émotions compliquées qui tournaient en tâche de fond : tristesse, déception, amertume, frustration, colère, regrets. Exactement le contraire de ce que cette pause était censée m’apporter. Niveau lâcher prise, on repassera. Chaque jour, je passais devant ces étagères remplies de livres et de goodies invendus qui prenaient la poussière, et ça me minait encore plus.
Au bout de 4 ans à ressasser dans mon coin, j’ai fini par comprendre que ce n’était pas d’une pause dont j’avais besoin. C’était d’une fin. Une vraie fin, propre, définitive. Sauf qu'à cette fin, je n'y étais pas encore, et ce pour trois raisons : la première, c’est qu’on ne peut pas considérer quelque chose comme terminé, lorsque vos étagères croulent encore sous le poids de ce que vous essayez de laisser derrière vous. Je ne vous cache pas que, plus d’une fois, j’ai eu envie de mettre tout ça au pilon ou de démarrer ma cheminée avec. Il me reste bon nombre d'exemplaires : avant la pause, je venais tout juste de faire réimprimer 600 exemplaires de Pandora Project. La bonne idée ! La seconde raison, c’est que le Liber eX Pandora et notamment la novella Moontribe, attendait toujours, inachevé au fond de mon ordinateur. Et ça, je peux vous dire que c’est ultra frustrant quand on est une cabocharde entêtée comme moi. Je déteste laisser les choses en suspens. Enfin, la troisième, c’est que finir sur un échec, quand même, c’est tout pourri.
Pendant 4 ans, finalement, j'ai planqué Blind Symphonia sous le tapis, j'ai fait comme s'il n'existait ̶p̶l̶u̶s̶ pas, mais je n'ai pas cessé de créer pour autant. J’ai repris le dessin, me suis essayée à la sculpture ou encore à la fabrication de props. Je me suis détachée de mon propre univers pour en apprivoiser d'autres — parce que je suis une irrécupérable groupie, et parce que ça me faisait du bien.
Pendant 4 ans, j'ai fait des trucs de groupie. Un cookie à ceux qui trouveront les refs.
À la disparition de Chester, je m'étais juré de ne jamais abandonner la création. Parce que créer, c’est se sentir vivant, c’est être vivant. Cette promesse, c’était un peu la force qui me poussait en avant, qui m’empêchait de sombrer lorsque, au dehors, la tempête faisait rage. Ça a marché, pendant un temps. Ça m'a sortie du burn out qui me détruisait, parce que je créais désormais sans prise de tête, sans aucune attente ni obligation de résultat, simplement par plaisir. Mais c’est aussi devenu ma prison — une prison que je me suis imposée à moi-même, on ne va pas se mentir, parce que, eh, il parait qu'on est jamais mieux servi que par soi-même. Au final, il planait toujours au-dessus de moi l’impression que j’avais arrêté Blind Symphonia et le Liber eX pour de mauvaises raisons, que j’avais bêtement mis une décennie de travail au placard au premier obstacle venu — ce qui, en soi, n'est pas totalement faux, si l'on regarde en surface, mais ce n'était qu'une seule raison parmi d'autres. Par-dessus tout, j’avais la sensation d’avoir abandonné et d’avoir laissé derrière moi quelque chose d’inachevé. Et c’est quand même un sacré gâchis.
Je n’aime pas la façon dont j’ai laissé les ombres engloutir tout cru ce projet. Quand bien même, ce hiatus a été salvateur et nécessaire pour comprendre qu'il était temps de passer à autre chose, que je ne reviendrai pas de façon définitive mais qu’il me restait cependant encore quelque chose à accomplir. Pour comprendre, aussi, que j’étais capable de me relever. La façon dont on vit une expérience ne dépend que de soi, après tout. Je sais très bien que je ne pourrai plus écrire comme autrefois et, de toute façon, je ne suis pas certaine de le vouloir encore. Les temps changent, ainsi que je le disais. C’est comme ça. On fait avec, on grandit, on s’adapte, on évolue, qu'on le veuille ou non, alors autant nager dans le sens du courant. Je suis reconnaissante du temps que j’ai pu passer à forger cet univers et à le transmettre. Celui-ci laissera une trace indélébile en moi — et je ne parle pas uniquement de mes deux tatouages en son honneur — et s’il a pu toucher ne serait-ce qu’un seul d’entre vous, alors, il valait la peine d'être couché sur papier. Mais il faut parfois savoir tourner la page, et ça, je tiens à le faire proprement.
Je n’aime pas la façon dont j’ai laissé les ombres engloutir tout cru ce projet. Quand bien même, ce hiatus a été salvateur et nécessaire pour comprendre qu'il était temps de passer à autre chose, que je ne reviendrai pas de façon définitive mais qu’il me restait cependant encore quelque chose à accomplir. Pour comprendre, aussi, que j’étais capable de me relever. La façon dont on vit une expérience ne dépend que de soi, après tout. Je sais très bien que je ne pourrai plus écrire comme autrefois et, de toute façon, je ne suis pas certaine de le vouloir encore. Les temps changent, ainsi que je le disais. C’est comme ça. On fait avec, on grandit, on s’adapte, on évolue, qu'on le veuille ou non, alors autant nager dans le sens du courant. Je suis reconnaissante du temps que j’ai pu passer à forger cet univers et à le transmettre. Celui-ci laissera une trace indélébile en moi — et je ne parle pas uniquement de mes deux tatouages en son honneur — et s’il a pu toucher ne serait-ce qu’un seul d’entre vous, alors, il valait la peine d'être couché sur papier. Mais il faut parfois savoir tourner la page, et ça, je tiens à le faire proprement.
Il m'a fallu 4 ans pour comprendre que si je voulais vraiment me libérer de ce labyrinthe d'émotions et clore définitivement ce chapitre, il fallait que je termine ce qui avait été commencé. Il n'y aura que comme ça que je serai capable de sortir ce monde de ma tête, de faire mes adieux à cet univers que j’aime malgré tout d’un amour profond, avec la certitude d'avoir fait ce qu'il fallait, d'avoir respecté mes engagements et mon propre projet, d'avoir mis fin à tout ça de façon convenable...
… Et d'avoir honoré cette fichue promesse.
Il est donc temps de reprendre là où je m’étais arrêtée et d’offrir à Blind Symphonia une fin digne de ce nom, en vous laissant la possibilité d'en profiter, vous aussi, si vous êtes toujours dans le coin. J’ai décidé d’achever Moontribe et de relancer cette machine toute rouillée pour une ultime publication. Ces dernières semaines, j’ai bossé dessus dans l’ombre, dès que je le pouvais, même si les conditions n’étaient pas idéales. Écrire sur un coin de table, ça n’a jamais été mon truc. J’ai toujours eu besoin de temps, de calme, de m’enfermer dans ma bulle des heures durant pour bien m’imprégner de ces mots que je couchais sur papier et ça, malheureusement, ce n’est plus possible aujourd'hui.
Tant pis, j’ai fait sans. Ce n’était pas si grave, sachant que ce serait la dernière fois. Ça a été bien galère, donc, mais, mine de rien, ça m’a fait du bien de retrouver Sasha et de refaire connaissance avec Graham et Mara, deux nouveaux protagonistes que vous découvrirez bientôt. Ça faisait 4 ans que je n’avais plus touché à ce texte et que je bloquais dessus. Je me suis replongée dedans corps et âme pour y mettre le point final et c’est un peu comme si j’avais redécouvert mon propre univers et redécouvert ce qui faisait que, là, en dedans, j’étais moi. C’était compliqué, presque douloureux, mais ça m’a fait plaisir de me remettre au charbon une dernière fois. Je n’ai aucune idée de ce que vaut le résultat, mais, au moins, il y en a un.
… Et d'avoir honoré cette fichue promesse.
Il est donc temps de reprendre là où je m’étais arrêtée et d’offrir à Blind Symphonia une fin digne de ce nom, en vous laissant la possibilité d'en profiter, vous aussi, si vous êtes toujours dans le coin. J’ai décidé d’achever Moontribe et de relancer cette machine toute rouillée pour une ultime publication. Ces dernières semaines, j’ai bossé dessus dans l’ombre, dès que je le pouvais, même si les conditions n’étaient pas idéales. Écrire sur un coin de table, ça n’a jamais été mon truc. J’ai toujours eu besoin de temps, de calme, de m’enfermer dans ma bulle des heures durant pour bien m’imprégner de ces mots que je couchais sur papier et ça, malheureusement, ce n’est plus possible aujourd'hui.
Tant pis, j’ai fait sans. Ce n’était pas si grave, sachant que ce serait la dernière fois. Ça a été bien galère, donc, mais, mine de rien, ça m’a fait du bien de retrouver Sasha et de refaire connaissance avec Graham et Mara, deux nouveaux protagonistes que vous découvrirez bientôt. Ça faisait 4 ans que je n’avais plus touché à ce texte et que je bloquais dessus. Je me suis replongée dedans corps et âme pour y mettre le point final et c’est un peu comme si j’avais redécouvert mon propre univers et redécouvert ce qui faisait que, là, en dedans, j’étais moi. C’était compliqué, presque douloureux, mais ça m’a fait plaisir de me remettre au charbon une dernière fois. Je n’ai aucune idée de ce que vaut le résultat, mais, au moins, il y en a un.
Aujourd’hui, le recueil est terminé, corrigé, mise en page, et je tiens enfin l'épreuve entre mes mains. Le dernier livre. Ça fait quelque chose, je ne vous le cache pas. Ça m’allège le cœur et, après 4 ans à ressasser, c’est plutôt une bonne chose, je crois. La couverture, vous la connaissez déjà : ça faisait un petit moment qu’elle était prévue, cette tête de loup tribale, noire sur fond blanc… Elle n’attendait que l’élan final pour exister. Le Liber eX Pandora est une compilation de deux histoires post-Pandora Project (Amnesia et Moontribe) et d’une nouvelle précédant le roman (Liberata), pour un total de 270 pages environ. Le dénominateur commun à ces trois histoires est Sasha, puisqu’elle intervient dans chacune d’elles, soit en tant que protagoniste, soit en tant que personnage clé. J’ai beaucoup d’affection pour elle, et il était important pour moi de vous raconter la suite de son aventure. La fin de son parcours n’a pas été de tout repos non plus — pas plus que ses débuts, d’ailleurs —, mais j’espère avoir pu lui offrir, à elle aussi, un dénouement digne de ce nom.
Je vous parlerai bien sûr du livre plus en détail plus tard mais je voulais surtout aujourd'hui vous raconter pourquoi ces 4 ans de silence et ce qu'il va se passer par ici dans les semaines à venir. Concrètement, je suis en train d'étudier les différentes possibilités qui me permettraient de remonter une boutique temporaire de la façon la plus rapide et la moins coûteuse possible. Je compte à nouveau y proposer mes livres encore en stock (Pandora Project et BEATS), à prix réduit, jusqu’à épuisement des stocks, mais je ne ferai pas de réimpression de ceux déjà épuisés (il n'y aura plus d’oracle d’Ishsaar, par exemple). Le but étant de vider mes stocks et de tourner définitivement la page, il y a de fortes chances pour que vous vous retrouviez pourri gâtés de petits cadeaux si vous passez commande. Je rajouterai également sur la boutique les derniers goodies qu'il me reste, là encore à prix réduits : cartes postales, marque-pages, badges, bijoux, porte-clés, magnets, mugs, vêtements, tote bags, toujours jusqu'à épuisement des stocks.
Concernant le Liber eX Pandora, il sera fort probable que celui-ci ne soit disponible qu’en précommande. Je n'ai aucune envie de m'encombrer de nouveaux stocks de livres qui vont prendre la poussière dans mes placards — de toute façon, il n’y a plus de place ! —, puisqu'au contraire, mon but est de vider ces derniers pour pouvoir tourner la page. J'aurais pu me contenter d'en terminer la rédaction et de balancer la novella sur le net, mais je souhaitais vous offrir la possibilité de lire cette dernière histoire en format papier si vous le souhaitez et je voulais terminer l'aventure en beauté, parce que, quand même, éditer des livres, c'est mon kiff. Pour info, Moontribe ne sera pas disponible en ligne, en dehors des quelques extraits qui s'y trouvent déjà et je ne pense pas que je proposerai de version numérique non plus. J'aurai sans doute à ma disposition une poignée d’exemplaires en plus à l'issue des précommandes, parce que mon imprimeur m’en envoie généralement plus que prévu, mais c’est tout.
Je me laisse environ 1 an pour me séparer des derniers stocks et faire quelques ultimes expos avec Blind Symphonia : je serai par exemple au Japan Tours Festival en Juillet et à la Necronomi'con de Belfort en Mai. Ensuite, le stock restant sera recyclé, l'aventure prendra fin pour de bon et je retournerai groupiser sous d'autres latitudes.
J'espère de tout cœur que vous embarquerez avec moi pour cette dernière ligne droite ! Je vais progressivement redevenir plus active sur les réseaux sociaux, afin de vous tenir informés de l'avancement du projet, du lancement de la nouvelle boutique et de la suite des événements. Pour ceux qui sont arrivés au bout de ce laïus, cœurs sur vous ! Merci d'être toujours présents malgré tout ce temps, ça compte énormément pour moi ! N'hésitez pas à laisser un petit mot en commentaire, afin que je n'ai pas l'impression d'avoir parlé toute seule, et à très vite pour la suite !
(oui, c'était un pavé. En même temps, je vous avais prévenus.)
Je vous parlerai bien sûr du livre plus en détail plus tard mais je voulais surtout aujourd'hui vous raconter pourquoi ces 4 ans de silence et ce qu'il va se passer par ici dans les semaines à venir. Concrètement, je suis en train d'étudier les différentes possibilités qui me permettraient de remonter une boutique temporaire de la façon la plus rapide et la moins coûteuse possible. Je compte à nouveau y proposer mes livres encore en stock (Pandora Project et BEATS), à prix réduit, jusqu’à épuisement des stocks, mais je ne ferai pas de réimpression de ceux déjà épuisés (il n'y aura plus d’oracle d’Ishsaar, par exemple). Le but étant de vider mes stocks et de tourner définitivement la page, il y a de fortes chances pour que vous vous retrouviez pourri gâtés de petits cadeaux si vous passez commande. Je rajouterai également sur la boutique les derniers goodies qu'il me reste, là encore à prix réduits : cartes postales, marque-pages, badges, bijoux, porte-clés, magnets, mugs, vêtements, tote bags, toujours jusqu'à épuisement des stocks.
Concernant le Liber eX Pandora, il sera fort probable que celui-ci ne soit disponible qu’en précommande. Je n'ai aucune envie de m'encombrer de nouveaux stocks de livres qui vont prendre la poussière dans mes placards — de toute façon, il n’y a plus de place ! —, puisqu'au contraire, mon but est de vider ces derniers pour pouvoir tourner la page. J'aurais pu me contenter d'en terminer la rédaction et de balancer la novella sur le net, mais je souhaitais vous offrir la possibilité de lire cette dernière histoire en format papier si vous le souhaitez et je voulais terminer l'aventure en beauté, parce que, quand même, éditer des livres, c'est mon kiff. Pour info, Moontribe ne sera pas disponible en ligne, en dehors des quelques extraits qui s'y trouvent déjà et je ne pense pas que je proposerai de version numérique non plus. J'aurai sans doute à ma disposition une poignée d’exemplaires en plus à l'issue des précommandes, parce que mon imprimeur m’en envoie généralement plus que prévu, mais c’est tout.
Je me laisse environ 1 an pour me séparer des derniers stocks et faire quelques ultimes expos avec Blind Symphonia : je serai par exemple au Japan Tours Festival en Juillet et à la Necronomi'con de Belfort en Mai. Ensuite, le stock restant sera recyclé, l'aventure prendra fin pour de bon et je retournerai groupiser sous d'autres latitudes.
J'espère de tout cœur que vous embarquerez avec moi pour cette dernière ligne droite ! Je vais progressivement redevenir plus active sur les réseaux sociaux, afin de vous tenir informés de l'avancement du projet, du lancement de la nouvelle boutique et de la suite des événements. Pour ceux qui sont arrivés au bout de ce laïus, cœurs sur vous ! Merci d'être toujours présents malgré tout ce temps, ça compte énormément pour moi ! N'hésitez pas à laisser un petit mot en commentaire, afin que je n'ai pas l'impression d'avoir parlé toute seule, et à très vite pour la suite !
(oui, c'était un pavé. En même temps, je vous avais prévenus.)
Mieux que les soldes : je passe un bon gros coup de balai ! En ce moment, j'organise un gros déstockage sur la boutique : de -40 à -60% sur Pandora Project et BEATS, et -50% sur l'ensemble des cartes postales, marques-pages et badges.
Ce qu'il faut savoir
- Ce déstockage court jusqu'à épuisement des stocks.
- Il n'y aura sans doute pas de réimpression ensuite : Blind Symphonia est en hiatus !
- J'ai besoin de faire de la place et de libérer ces pauvres livres qui s'abiment avec la poussière des travaux de ma maison.
C'est le moment de découvrir mon univers à prix tout doux. Profitez-en ! :)
Bonjour à tous ! Ce week end, c'est le très attendu Salon Fantastique, à Paris, porte de Champerret ! C'est un peu mon petit moment privilégié pour papoter avec vous et vous présenter mes petits livres, parce que c'est là que j'ai exposé Pandora Project pour la toute première fois, il y a quelques années :) On se retrouve vendredi à partir de 16h et tout le week end sur le stand, que je partage comme toujours avec ma boutique Terra Nostra. Je vous communiquerai l'emplacement dès que je le connaîtrai. Pour l'instant, c'est le mystère !
En préparant les caisses pour le stand, je me suis rendue compte que j'arrive presque au bout de la seconde réédition de l'Oracle d'Ishsaar. Plus qu'une vingtaine d'exemplaires et je devrai sans doute repasser commande d'ici les fêtes de fin d'année (merci à tous !!). Alors pour fêter le coup, je vous propose un petit bonus ! Pour tout exemplaire du jeu acheté lors du Salon Fantastique, je vous offre 10 cartes vierges supplémentaires si vous prononcez le code suivant sur le stand :
LA LUNE ET LES ETOILES
(oui, ça sonne comme un mot de passe :D ). Pourquoi des cartes en plus ? Parce que ça vous permet de rajouter les symboles de votre choix au jeu, si vous trouvez qu'il manque des pistes de réflexion au jeu. Sinon, ça fait aussi des cartes de voeux rigolotes ! Pensez-y, c'est bientôt les fêtes de fin d'année :D
D'ailleurs, je m'interroge depuis plusieurs jours quant à l'avenir du jeu, avant même de savoir que j'allais bientôt être en rupture. Il est envisageable que je ne fasse pas de réimpression, finalement, mais que j'embraye sur un projet légèrement différent, tout en restant sur la thématique de l'Ishsaar. Hmm, vous trouvez que c'est flou ? C'est normal, je pense à voix haute. Je suis encore en train de remettre en place dans ma tête les nouvelles pièces de puzzle qui viennent d'y apparaître et j'aurai sans doute tout le loisir de vous en parler plus tard, lorsque toutes ces nouvelles idées auront sagement décanté. En tout cas, une chose est sûre : il ne me reste plus beaucoup d'oracles en stock. Donc si vous en voulez un, c'est le moment, que ce soit sur le Salon Fantastique ou sur le site !
Tout à l'heure, en discutant avec une amie, j'ai réalisé que, cette année, Pandora Project avait... 20 ans ! Joyeux anniversaire, ma belle obsession ! Ca mérite bien un mini-article pour marquer le coup, non ?
Pandora Project n'est pas mon premier projet, mais c'est celui sur lequel j'ai passé le plus de temps — en plus, je suis toujours dessus — et sans doute celui qui m'obsède le plus. Ma fascination pour les déserts et les cités détruites n'est plus un secret pour vous, et du coup, me rendre compte de cette date anniversaire me donne d'autant plus envie de finaliser le Liber eX Pandora dans les prochains mois. Histoire de boucler la boucle, une bonne fois pour toute. J'aime bien les chiffres ronds.
Il y a 20 ans, du haut de mes 13 ans, j'écrivais la toute première version de Pandora, dans ma chambre d'ado, au son du magnifique Orida de Nomads — au cas où, Orida, c'est ça —, sous l'oeil attentif de mes posters et articles de magazine découpés de travers et collés à la patafix dégueulasse — ne riez pas, je suis sûre que vous l'avez fait aussi. A l'époque, Pandora, c'étaient 4 tomes écrits sur un bloc note, qui s'appelaient Dunes de Sable. Il y avait déjà des Akkaïs, et des gamins qui traversaient le désert pour résoudre des mystères. Ça parlait de couleurs qui n'existaient pas, de rêves et de mémoire, de manifestations étranges qui poussent le protagoniste à quitter sa ville natale pour rallier le désert avec une poignée d'amis... De batailles pour la paix, pour l'amour, de découvertes extraordinaires... J'ai passé des mois à raturer des pages, je m'en souviens comme si c'était hier. Peut-être que j'arriverai à remettre la main sur ces carnets, un jour...
| Hello, obsession. | Je me suis toujours demandée quelle serait ma vie, si je n'avais pas écouté telle chanson, ressenti telle émotion à la vue d'une image ou d'une ambiance. En 1998, le groupe Nomads a scellé ma fascination pour les déserts de sable... Je suis tombée amoureuse de l'ambiance de leurs clips, de l'esthétique de leurs costumes, des couleurs, des prises de vue, des sonorités du désert... et d'une image en particulier. Ça, c'est le point de départ de l'obsession, de Pandora Project, de mes rêves, de tout. Les prémices d'Heather, peut-être ; des Ekkarates, en tout cas. Une image, certainement découpée dans une page du programme télé, qui a passé des années collée à la patafix — ouais, elle y a eu droit, elle aussi — sur une poutre de ma chambre, avant d'occuper aujourd'hui une place de choix dans ma bibliothèque. Elle a même droit à son cadre fait main. Ce n'est pas un autel, mais presque. C'est un souvenir, l'un des plus précieux à mes yeux. |
Parce que tout est parti de là. Aujourd'hui, Pandora Project est toujours là, dans ma tête, avec moi. La V1 est sortie en 2011, la V2 deluxe en 2014, suite à un financement participatif où vous m'avez mis les larmes aux yeux, et la version standard a été éditée en 2016 (même contenu que la V2). Le Phénix, le Loup noir et l'Etoile des Possibles m'accompagnent au quotidien, encrés sur ma peau, Orida tourne toujours dans mes hauts parleurs, et je bosse actuellement sur le Liber eX Pandora, un recueil d'illustrations et de nouvelles autour de l'univers de Pandora, tout en me retenant d'écrire une V3. Je sais le style imparfait, je sais que certaines choses sont un peu bancales, j'ai envie de refaire la tapisserie, de redonner des couleurs à Ensaï et aux autres. C'est tout autant frustrant que tentant, mais ce livre restera en l'état, avec ses imperfections et ses défauts. Parce qu'il faut savoir aller de l'avant, lâcher prise et laisser de la place à d'autres mondes — ouiiii, Mekura, je t'entends, c'est bon ! Parce que c'est le début, aussi, le premier roman réellement abouti, et que j'y tiens beaucoup.
Replonger dans le Liber eX Pandora me permettra de passer encore un peu de temps avec eux, de clôturer ce chapitre avant de m'envoler vers d'autres influences, vers les anges abimés de Kaori Yuki, les sons de Nine Inch Nails et l'ombre de Naraku. Ouais, c'est pas la même.
20 ans, bordel... JOYEUX ANNIVERSAIRE ENCORE, MON OBSESSION.
Et si, vous aussi, vous voulez entrer dans la ronde, découvrir tout ça et plonger dans mon petit monde, c'est par là !
Si vous suivez ma page Facebook, vous avez dû voir passer en début d'année quelques photos des goodies que j'avais préparés pour les salons — salons qui, d'ailleurs, ne sont pas terminés, puisque je vous donne rendez-vous en novembre pour le Salon Fantastique et la Rétro Geek, mais j'en reparlerai plus tard. Il n'y a pas longtemps, j'ai fait le tour de mes stocks, et je me suis demandée pourquoi il m'en restait autant et pourquoi personne ne les commandait sur le site.
Et... En fait... J'avais... Oublié de les rajouter. (des fois, je me fatigue.)
Alors, comme mieux vaut tard que jamais, ça y est ! J'inaugure une nouvelle section sur la boutique, avec ces 5 jolis porte-clés en acrylique à l'effigie d'Heather, Nate, Malek et Bass, Ensaï et Ienzo ainsi que Sasha et Malkan. Ils sont tous imprimés sur un support transparent de 3mm d'épaisseur, avec un pelliculage blanc à l'arrière pour protéger l'illustration — autant faire les choses bien ! — et des anneaux bien solides.
Et... En fait... J'avais... Oublié de les rajouter. (des fois, je me fatigue.)
Alors, comme mieux vaut tard que jamais, ça y est ! J'inaugure une nouvelle section sur la boutique, avec ces 5 jolis porte-clés en acrylique à l'effigie d'Heather, Nate, Malek et Bass, Ensaï et Ienzo ainsi que Sasha et Malkan. Ils sont tous imprimés sur un support transparent de 3mm d'épaisseur, avec un pelliculage blanc à l'arrière pour protéger l'illustration — autant faire les choses bien ! — et des anneaux bien solides.
Un jour, il faudra que je vous parle de cet obsess-... amour, que je porte aux goodies... Mais plus tard, aujourd'hui j'ai poney.
En tout cas, j'espère que vous les aimerez !
En tout cas, j'espère que vous les aimerez !
A propos
Retrouvez mon actualité, les dernières infos sur mes projets en cours et des pavés sur mes réflexions personnelles.
Archives
Septembre 2026
Août 2026
Septembre 2025
Avril 2022
Mars 2022
Janvier 2019
Octobre 2018
Septembre 2018
Mai 2018
Mars 2018
Février 2018
Janvier 2018
Décembre 2017
Novembre 2017
Août 2017
Juillet 2017
Juin 2017
Janvier 2017
Décembre 2016
Novembre 2016
Octobre 2016
Juillet 2016
Mai 2016
Avril 2016
Mars 2016
Septembre 2014
Categories
Tous
Concours Et Jeux
Coulisses
Foire Aux Questions
Ishsaar Revival
Liber EX Pandora
Mises à Jour
Mises à Jour
News
Salons Et Expos
Flux RSS


